Malgré trois joueurs sur le flanc, victimes d'une entorse à la
cheville, le BOUC a sans doute assuré sa place en play-offs en battant
Paris vendredi (3-2).
Une série en chasse une autre. Vendredi, les Beauvaisiens ont confirmé
qu'ils avaient tué le chat noir qui leur avait fait perdre neuf
tie-breaks consécutifs. Quinze jours après leur tant attendue première
victoire en cinq manches, contre Rennes, ils ont récidivé contre Paris.
Mais un autre chat noir semble à présent roder à l'Elispace. Et
celui-ci s'en prend à la santé des joueurs. Plus précisément à leurs
chevilles. Car après Pavel Bartik à Saint-Quentin et Chrisptophe
Songolo contre Montpellier, Igor Juricic s'est tordu la cheville en
plein match et a suivi le dénouement du bord du terrain.
Le BOUC s'est donc retrouvé avec Miloslav Javurek comme seul central de métier, mais a su se tirer de ce mauvais pas.
« On a su gagner comme ça, se félicitait Gabriel Denys. C'est
positif car ça montre que les autres joueurs se sont arrachés pour
compenser. Mais ces blessures ont beau être des faits de match, ça
commence à faire beaucoup ! »
Et Javurek, le plus ancien des Beauvaisiens, avait beau fouiller dans
sa mémoire, il ne se souvenait pas avoir traversé une telle série de
blessures identiques : «
On va pouvoir s'inscrire au livre des records. Heureusement pour nous,
Pavel Bartik et Christophe Songolo devraient reprendre bientôt. Mais
c'est vrai que quand on a vu Igor se blesser, on s'est soudés encore
plus. On a retourné notre colère contre Paris ! »
Heureusement aussi pour Beauvais, Jaanus Nommsalu a été un complément
plus que satisfaisant au centre même si son glissement à ce poste a
privé Denys d'une rotation en réception.
Toulouse, puis deux semaines pour se refaire une santé
En
attendant de récupérer peut-être deux de ses blessés mardi à Toulouse,
le BOUC a donc parfaitement géré cette situation. Les deux points pris
contre Paris lui assurent quasi définitivement sa place en play-offs et
ont aussi eu des vertus positives sur sa confiance.
« Paris joue sa qualification sur chacun de ses matches, rappelait l'entraîneur bouciste. Gagner
3-2 dans cette configuration inédite est bon pour la confiance. et tant
que nous gagnons, nous n'avons pas à nous soucier des autres. »
Alors certes, le BOUC boîte mais le BOUC file vers les play-offs. Et le
fait d'avoir gagné son match avancé contre Alès, prévu samedi prochain
mais décalé dans la perspective finalement envolée de disputer les
demi-finales de la Coupe de France, va quand même avoir des effets
positifs : mardi soir, après son match à Toulouse, le BOUC disposera de
deux semaines pour se refaire une santé avant les deux derniers matches
de la saison régulière puis les play-offs.
Les chevilles beauvaisiennes, qui n'ont jamais enflé que sous l'effet des entorses, ne s'en plaindront pas.
Raphael NAPPEY
LM/210310/10H00