Sans Bartik ni Songolo, puis privé en cours de match de Juricic, blessé
à la cheville, le BOUC a quand même pris une très grosse option sur les
play-offs en dominant Paris au tie-break.
L'an dernier, Paris avait mis fin à la saison du BOUC en l'éliminant en
quarts de finale. Vendredi, même si le groupe beauvaisien a été
largement renouvelé entretemps, l'équipe de l'Oise a peut-être
précipité la chute du Paris Volley. Huit fois champions de France sur
les dix dernières années, les Parisiens auront peut-être bien du mal
désormais à entrer dans les play-offs.
Tout le contraire du BOUC qui a certainement, avec cette victoire,
assuré sa place dans les huit premiers. Pour grappiller les quelques
points qui leur manquaient encore, les Beauvaisiens ont commencé par
prendre leurs hôtes à la gorge. Bien que sans Bartik, lequel a
cependant participé à l'échauffement puis a pris place sur le banc, et
sans Songolo, resté en civil, ils n'étaient que brièvement malmenés
dans le premier acte (10-12). Le temps pour eux de prendre la mesure
des champions de France en titre grâce à un 7-0, dont trois blocks de
Javurek et Lacassie (17-12). Beauvais était bien lancé et s'adjugeait
tranquillement la manche (25-21).
Les choses étaient pourtant différentes dans la suivante. Malgré un
Lacassie bien secondé en bout de filet par Kilama (12-10), le BOUC ne
parvenait pas à mettre la tête des Parisiens sous l'eau. Rentré sur le
pointu polonais Gromadowski, le jeune Todor Skrimov faisait souffrir la
réception beauvaisienne et tout était à refaire (20-25).
Nommsalu au centre
Un
coup dur tout relatif qui n'était rien à côté de celui qui allait
suivre. Car, alors que le BOUC avait entamé idéalement le troisième set
(6-0 puis 7-3), il perdait Igor Juricic. Déjà victime d'une entorse à
la cheville en cours de saison, le central croate se blessait à
nouveau, visiblement en marchant sur le pied de Lacassie ! En trois
matches, c'était le troisième blessé beauvaisien après Bartik et
Songolo. Nommsalu était aussitôt appelé au centre, où il avait déjà
effectué une pige au match aller contre Paris, et fort heureusement
pour le BOUC, l'avance constituée en début de manche ne variait presque
pas. Et c'est avec une réception consolidée par l'association de Patin
et Marquinho que les Beauvaisiens reprenaient tranquillement l'avantage
(25-19).
La quatrième manche était longtemps plus délicate pour le BOUC, mené
jusqu'à 15-18. Mais une série au service de Pinheiro déstabilisait
efficacement le Paris Volley. Lacassie, Kilama et Nommsalu
s'engouffraient dans les brèches ainsi créées (19-18). C'était pourtant
insuffisant (24-26) et l'issue de la rencontre devait se jouer au
tie-break.
Et si le BOUC est actuellement maudit en matière de blessures, il
semble ne plus l'être quand il s'agit de jouer des manches décisives.
Avec un chaud Everaldo, Beauvais virait en tête (8-4) et s'assurait un
succès capital. On ne peut pas être maudit partout.
Raphael NAPPEY
LM/200310/10H40