Entamée samedi à Ajaccio, la grosse semaine du BOUC s'achève ce soir
contre Rennes. Un match de retrouvailles pour certains, mais surtout
capital dans la course aux play-offs.
Encore un petit effort, ce soir contre Rennes, et le BOUC pourra goûter
à une semaine sans match avant le derby du samedi 13 mars à
Saint-Quentin. Et il abordera peut-être cette coupure avec un pied et
quelques orteils en play-offs.
« Ça vaut le coup, résume Gabriel Denys, dont l'équipe aura
enchaîné un déplacement à Ajaccio puis les réceptions d'Alès et Rennes
en à peine sept jours. On a fait les deux tiers du travail en
gagnant contre Ajaccio et Alès. Les Rennais sont dans un autre
contexte, car ils se battent pour les play-offs. »
Bien que restant sur quatre défaites en cinq matches, les Bretons ont
en effet d'autres atouts à faire valoir que les Gardois et les Corses,
tous dominés 3-0. Ils ont été une des bonnes surprises du début de
saison avant de rentrer dans le rang, concédant notamment leur première
défaite à domicile après neuf journées contre... Beauvais.
« Eux avaient déjoué et c'était notre premier match vraiment maîtrisé, juge près de quatre mois plus tard Gabriel Denys. Mais rien ne dit que ce sera la même chose chez nous ! »
Entre Estoniens
Cette
rencontre aura en effet une dimension émotionnelle pour plusieurs de
ses acteurs. À commencer par le clan estonien, dont cinq des trois
représentants dans le championnat français seront réunis sur le parquet
: l'efficace central Raimo Pajusalu (2,9 contres par match) et le
réceptionneur Keith Pupart du côté rennais, et leur compère en équipe
nationale Jaanus Nommsalu dans le camp beauvaisien.
« Je ne veux jamais perdre, mais la motivation est encore plus forte contre eux, s'amuse Nommsalu. C'est
toujours bien de jouer contre des amis. Avec Esna à Narbonne et Toobal
à Saint-Quentin, nous sommes cinq internationaux estoniens en France.
On discute donc régulièrement. »
Et si Rennes a aligné depuis plusieurs saisons des joueurs de ce petit
pays balte, qualifié pour la première fois cet été aux Championnats
d'Europe, Jaanus Nommsalu ne manque pas de rappeler qu'il a été le
premier Estonien à évoluer en France. C'était en 2003-2004 en tant que
joker médical à Toulouse. D'autres retrouvailles amicales pourraient
aussi opposer, s'il entre en jeu, le réceptionneur beauvaisien Grégory
Patin à son « ami d'enfance » Quentin Marion, le passeur rennais et lui-même ex-Beauvaisien.
« On était dans le même club, près de Conflans, quand on avait huit ans, raconte Patin. Puis
il est parti de Beauvais quand j'y suis arrivé et on s'est également
suivis à Dunkerque. On n'arrive pas à jouer l'un avec l'autre ! »
Mais l'un contre l'autre, c'est pour ce soir.
Raphael NAPPEY
LM/050310/09H45