Après Ajaccio samedi, le BOUC affronte ce soir Alès en match avancé. Un
autre relégable contre lequel il s'agira d'assurer trois nouveaux
points et de ménager les troupes.
jaccio samedi, Alès ce soir et Rennes vendredi. En à peine une
semaine, le BOUC aura disputé trois matches. Un rythme soutenu auquel
il va se soumettre en tentant de faire tourner son effectif. Afin de ne
pas trop "tirer" toujours sur les mêmes...
Samedi, déjà, Gabriel Denys a fait appel à l'ensemble de ses douze
éléments pour la victoire ramenée d'Ajaccio. Face à Alès, équipe
supposée inférieure à Beauvais, il devrait en être de même.
« Alès a pris 3-0 à Saint-Quentin samedi, rappelle l'entraîneur beauvaisien. Mais
ça peut quand même être un match au couteau, car ils jouent leur
maintien. Après, contre Alès comme contre n'importe quelle autre
équipe, j'essaie toujours de faire tourner le plus possible. Parfois
pour économiser des joueurs, parfois pour que ceux qui ne commencent
pas les matches apportent quelque chose. »
Dans les faits, le passeur et le pointu sont beaucoup moins concernés
par ce turn-over. Et derrière un Florian Kilama souvent indiscutable,
c'est surtout au poste de deuxième réceptionneur-attaquant que la
concurrence est la plus vive entre Nommsalu, Lacassie et Everaldo.
« Il y a aussi Grégory Patin, glisse l'Estonien Jaanus Nommsalu. Il a par exemple fait un gros match à Avignon. »
Nommsalu : « L'entraîneur fait ses choix »
Everaldo semblant tenir la corde ces dernières semaines, après une
période plus délicate en fin d'année, les autres s'efforcent donc de se
montrer convaincants quand ils entrent en jeu : « Commencer sur le banc n'est jamais facile, juge Nommsalu. On
peut entrer n'importe quand et on doit faire la différence tout de
suite. Bien sûr, j'aimerais jouer davantage. Surtout que je suis arrivé
à Beauvais après un bon Euro avec mon équipe nationale. Mais
l'entraîneur fait ses choix. Le plus important, c'est que l'équipe
gagne. »
Et si aucun ne s'est vraiment imposé nettement, les caractéristiques
différentes des trois joueurs sont devenues un atout pour Denys : « Ils sont différents
mais tous capables de s'adapter à un système. Chacun amène quelque
chose et peut soulager l'autre s'il est dans une mauvaise passe.
L'idéal serait que je puisse tourner ainsi sur tous les postes. »
Faute de pouvoir le faire, l'entraîneur bouciste a d'ailleurs sollicité
Nommsalu pour quelques piges au centre quand Songolo et Juricic étaient
conjointement blessés : « Je suis prêt à jouer n'importe où si ça aide l'équipe, lance l'international estonien. Même en pointe ou à la passe s'il le faut ! »
Ce qui signifierait que le BOUC rencontre un gros souci d'effectif.
RAPHAEL NAPPEY
LM/020310/12H15