Après une série de gros adversaires, Beauvais en commence une autre, a
priori plus facile, ce soir à Ajaccio. L'occasion est belle de faire le
plein et d'assurer une place en play-offs.
La litanie des tie-breaks perdus aurait tendance à le faire oublier.
Mais les chiffres sont là : d'un point de vue comptable, le BOUC semble
tout à fait dans les clous en vue de la qualification en play-offs.
Avec 39 points en 22 matches disputés, le rendement beauvaisien est en
effet d'1,77 point par match. Soit une moyenne supérieure aux trois
dernières saisons lors desquelles Beauvais a terminé dans les huit
premiers. En 2009, 2008 et 2007, alors que le championnat ne comptait
que 26 journées contre 30 cette saison, l'équipe du président Thiebaut
avait marqué respectivement 1.5, 1.46 et 1.65 points par match.
Sauf accident de parcours, le calendrier des trois prochains matches du
BOUC, ce soir à Ajaccio, mardi contre Alès et vendredi contre Rennes,
devrait lui permettre d'augmenter son capital.
C'est donc à un véritable tournant que les Beauvaisiens sont confrontés
ce soir en Corse. Même s'il n'affiche en apparence pas trop
d'inquiétudes, Joël Thiebaut est venu le leur rappeler avant le départ
pour Ajaccio hier matin.
« Il est venu nous booster avant le départ, confirme Christophe Songolo. On
ne doit pas trop s'inquiéter mais c'est quand même nécessaire car nous
avons encore beaucoup à prouver. On doit surtout se mettre vite à
l'abri sans avoir à dépendre des autres résultats. »
Songolo : « Ajaccio,c'est vraiment spécial »
Or, pour une équipe dont le mental a parfois semblé friable, jouer en
Corse n'a rien d'une sinécure. D'autant que les Ajacciens, auquel leur
entraîneur Frédéric Ferrandez a fixé de « prendre quatre points en deux matches contre Beauvais en Nice » jouent leur maintien en Ligue A. « Ajaccio, c'est vraiment spécial, prévient Songolo, qui connaît la maison corse pour y avoir joué en 2005-2006. La salle et le public sont chauds, ça parle beaucoup, ça provoque. Il faut vraiment faire le vide dans sa tête. »
Et le résultat du match aller, remporté facilement (3-0) par le BOUC ne
doit pas rentrer en ligne de compte aux yeux de Pavel Bartik. « Sauf peut-être notre victoire contre Narbonne, nous n'avons jamais vraiment eu un match facile cette saison, observe le meilleur marqueur du championnat. C'est
vrai que nous avons trois matches contre des équipes qui sont derrière
nous mais tout dépendra de comment nous débuterons ces matches. Et
Ajaccio n'est pas la même équipe à domicile qu'à l'extérieur. »
Battus huit fois 3-0 en onze déplacements, les Corses ont en effet
poussé Saint-Quentin, Toulouse, Sète, Rennes et Nice au tie-break dans
leur petite salle. Certes sans en gagner un seul, mais aller au
cinquième set serait de toute façon une forme de contre-performance
pour le BOUC.
Raphael NAPPEY
LM/270210/9H20