Avec Kilama et Songolo, deux anciens de la maison dans leurs rangs, les
Beauvaisiens accueillent ce soir un Poitiers sur les talons duquel ils
peuvent revenir en cas de succès.
Florian Kilama n'a aucun regret d'avoir quitté Poitiers. Et aucune
émotion particulière à l'idée ce soir de retrouver son ancienne équipe.
Plus encore, peut-être, que son équipier Christophe Songolo, parti
de la Vienne pour obtenir dans l'Oise plus de temps de jeu, le
capitaine bouciste éprouvait le besoin de changer d'air après cinq ans
passés au Stade Poitevin.
Car sa dernière saison s'est en quelque sorte achevée en eau de boudin.
À la fois parce que les Poitevins, pourtant leaders de la saison
régulière, se sont fait surprendre en quart de finale par Montpellier,
et aussi parce que les relations entre l'ex-international et son club
d'alors s'étaient détériorées.
« Poitiers m'a beaucoup apporté mais la communication s'était rompue, résume Kilama. Elle ne s'est rétablie qu'à la fin, quand tout était terminé. Cela fait parfois partie du sport. »
Préférant parler au présent, le meilleur réceptioneur de la saison dernière apprécie dorénavant d'être « bien intégré à Beauvais ».
«
On m'accorde beaucoup de confiance dans le jeu. Je m'entends bien avec
le passeur et j'ai à côté de moi un libero qui prend beaucoup de place.
C'est vrai que le match aller a été un peu spécial car c'était à
Poitiers, dans une salle particulière. Mais là, je prends Poitiers
comme un match classique, sans me mettre de pression inutile. Comme
face à n'importe quelle autre grosse équipe, il faudra être au top pour
prendre des points. »
Poitiers sans Rouzier
En cas de succès, le BOUC reviendrait d'ailleurs à un point des
Poitevins et assurerait peut-être du même coup sa place en play-offs.
L'occasion est donc belle pour les Beauvaisiens, qui auront en outre
l'avantage de se présenter au complet. Contrairement à Poitiers, qui
comme contre Sète (0-3) samedi dernier, devra très certainement
composer sans son pointu international Antonin Rouzier, blessé au
poignet.
« On ne focalise pas là-dessus car ils ont d'autres joueurs offensifs de qualité, tempère immédiatement Gabriel Denys. Et
ils doivent justement réagir après leur défaite cotre Sète. On devra
commencer par mettre à mal leur réception. Pas seulement en servant
fort mais aussi en étant précis. »
Et disposer de deux ex-Poitevins ne change presque rien à l'approche de l'entraîneur beauvaisien : « C'est
un atout parce qu'ils auront à cœur de bien faire et de montrer quelque
chose. Mais ce sont des compétiteurs professionnels : ils ont toujours
envie de bien faire ! »
Mais plus encore quand il s'agit de donner des regrets à son ancien club.
Raphael NAPPEY
LM/200210/11H20