L'ex-Poitevin a retrouvé la flamme à Beauvais. Parti du Stade dans des conditions difficiles, il ne regrette rien de son choix. La vie continue. L'idylle a duré cinq saisons entre le Stade Poitevin et Florian Kilama.
Avant de brutalement s'interrompre en mai dernier. Très peu utilisé,
mis à pied quelques jours en mars pour faute professionnelle, le
réceptionneur-attaquant a trouvé un terrain d'entente avec le club pour
ne pas aller au bout de son contrat qui courrait pourtant jusqu'en
2010. Sous les couleurs picardes, le voici à nouveau plein de flamme. «
Je n'ai plus rien à voir avec Poitiers. Je ne regrette pas grand chose
et je suis content d'être ici où je m'épanouis. J'ai découvert un club
totalement sain qui m'a étonné par son professionnalisme. »
Florian Kilama garde ses ressentiments pour lui. Pas question de régler ses comptes à distance. «
Je ne veux pas le malheur des autres. Les difficultés financières du
Stade Poitevin étaient prévisibles du fait de la montée du basket en
Pro A. Notre sport est difficile à médiatiser. Il faudrait que Poitiers
gagne un titre pour repartir de l'avant. C'est ce que je souhaite de
tout cœur. »
Le licenciement en cours de Pascal Crenn ne l'a pas non plus étonné. « C'était dans l'air depuis quelque temps. » Mais alors que les soutiens au manager général sont demeurés très discrets, il n'hésite pas à lui rendre hommage. « Il a abattu un sacré boulot. J'espère qu'il parviendra à trouver un terrain d'entente avec les dirigeants. » Kilama distribue également les bons points au staff technique. « Olivier Lecat et David Pomarède m'ont appris à me gérer correctement. Cela me sert. » Il
ne leur en veut pas de l'avoir cantonné le plus souvent sur le banc la
saison dernière mais il s'avoue heureux d'avoir retrouvé un temps de
jeu nettement plus conséquent. “ Les difficultés du Stade Poitevin étaient prévisibles ” Pour autant, il ne se grise pas et pointe les limites de sa formation. «
Nous sommes à notre place. En embuscade pour les play-off. Nous ne
sommes pas mécontents de notre parcours, surtout depuis le début de
l'année, mais nous ne sommes pas non plus ravis. On a mis beaucoup de
temps avant de gagner des matchs contre des grosses écuries. Celle
contre Tourcoing nous a fait beaucoup de bien. Mais nous sommes en
retrait par rapport à Tours, Cannes et Sète. Notre collectif est moins
étoffé et nous manquons d'expérience. » Un succès ce soir contre
Poitiers permettrait au BOUC de franchir un nouveau pas. Rouzier et
Jambon absents, c'est Nicolas Maréchal qui évoluera en pointe.
Henri Brissot LM/200210/09H15
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