Un seul coup d'oeil au classement suffit pour réaliser que la lutte
pour les play-off sera extrêmement chaude. Pour l'instant, Beauvais (7e) est dans le bon wagon mais dans le rétro, Rennes (8e), Toulouse (9e) et Paris (10e) ne sont pas loin. « On regarde derrière mais également devant », rétorque
l'entraîneur Gabriel Denys auquel il n'a pas échappé qu'un succès du
BOUC samedi soir contre Poitiers lui permettrait de revenir à un point
des protégés de Lecat.
Après un début de championnat chaotique
(une victoire en six journées), les Beauvaisiens ont progressivement
sorti la tête de l'eau. « Nous n'avons pas pris peur car il était
logique d'avoir un temps d'adaptation assez long puisque 80 % de
l'effectif avait été changé. Puis des blessures sont venues s'ajouter
nous obligeant à jouer selon des configurations inédites. Depuis la
trêve, notre parcours est plus satisfaisant mais nous restons à la
recherche de stabilité et d'un maximum d'efficacité. »
Même
quand ça va moins bien, les Picards peuvent s'appuyer sur un pointu
d'exception. Pavel Bartik fait rarement dans la dentelle. Le Slovaque
est le cauchemar des contreurs mais ses 34 points réussis contre
Montpellier le week-end dernier n'ont pas empêché les Héraultais de
s'imposer en cinq manches. C'est la huitième fois… en huit tentatives
que Beauvais s'incline au tie-break. « Il n'y a pas de problème de mental, assure Gabriel Denys. La
physionomie de ces matchs n'a jamais été la même. On peut dire que nous
avons parfois perdu un point mais d'autres fois, nous en avons gagné
un. C'est pourquoi je positive. »
Contre le MUC, ce fut plutôt un point de pris. « Nous avons joué sur notre véritable valeur durant deux sets seulement. Et nous les avons gagnés. »
Du
coup, Beauvais compte vite rectifier le tir contre Poitiers qui peut
sembler bon à prendre. L'absence de Rouzier ne grise pourtant pas
Denys. « On n'est pas dans l'état d'esprit d'une équipe qui se dit qu'elle doit profiter d'une occasion contre un adversaire diminué. »
Deux des joueurs du BOUC devraient être particulièrement motivés, les ex de la maison stadiste que sont Kilama et Songolo. « Ils me donnent toute satisfaction. Pour ne rien gâter, ils nous apportent beaucoup humainement et nous font avancer. »
HB LM/190210/12H20
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