À Montpellier ce soir, le BOUC peut faire coup double : éloigner
peut-être pour de bon un autre candidat aux play-offs et prendre
l'ascendant avant de recevoir les Sudistes en Coupe de France.
« C'est peut-être un peu méchant mais vu leurs résultats, ils n'arrivent pas à se réveiller souvent... »
Avec son sens de la formule, Miloslav Javurek a résumé ce que beaucoup
pensent du parcours des Montpelliérains cette saison : malgré un
effectif qui ferait des envieux dans beaucoup de clubs de Ligue A, le
Montpellier UC n'y arrive pas. Plus tôt dans la saison, il a pourtant
réussi à s'imposer à Beauvais au tie-break. Justement en se
"réveillant" après avoir été menés deux manches à une.
Mais depuis cette longue soirée d'octobre, le BOUC semble avoir
trouvé son rythme. Au contraire des Héraultais qui pointent à 14
longueurs alors qu'il ne reste que dix matches à disputer avant
d'aborder les play-offs.
« Ils peuvent encore revenir, se méfie pourtant le central tchèque du BOUC. Ils
ont de bonnes individualités, comme les ex-Beauvaisiens Alex
Shafranovich et Laurentiu Lica, qui ont pourtant fait de meilleures
saisons chez nous que là-bas, ou Ondrej Hudecek, un joueur très
apprécié dans le championnat. Sur le papier, Montpellier a vraiment du
potentiel. »
« Personne ne les attendait là, confirme Gabriel Denys. Ils
ne sont pas à leur place. Le risque avec eux, c'est qu'ils sont
capables de très mal jouer et de sortir un très gros match juste après.
»
En Coupe dans un mois
Et l'entraîneur beauvaisien n'a d'ailleurs pas oublié la fin de saison
dernière. Avec Saint-Quentin, il avait été victime du retour
montpelliérain en toute fin de saison régulière. Les Axonais furent en
effet éliminés du Top 8 sur le fil alors que les Héraultais avaient
sorti le leader poitevin dès les quarts de finale.
« Il ne faut pas se focaliser sur le passé, balaie Gabriel Denys. Je n'ai aucune rancune par rapport à ça. Je regarde devant car nous avons une dernière ligne droite à bien négocier. »
Au bord de cette ligne droite figure toutefois un autre rendez-vous à
venir avec Montpellier. Ce sera le 16 mars en quart de finale de la
Coupe de France. Et forcément, les deux camps y penseront au moins un
peu ce soir. « La Coupe est un objectif important pour les deux équipes, juge Denys. Des deux côtés, on prendra des repères par rapport à ça. Mais c'est dans un mois. Il peut encore se passer beaucoup de choses. »
Lors de ses précédentes confrontations dans des matches couperets, en
finale de la Coupe de France 2008 ou pendant les play-offs 2007 où une
qualification européenne était en jeu, le BOUC avait eu le dessus.
Ce qui fait dire à "Milo" Javurek : « S'il y a une équipe que j'aime jouer, c'est Montpellier. Ce doit être parce que ça nous sourit dans les matches décisifs ! »
Celui de ce soir a beau ne pas l'être directement, autant le remporter
quand même. Cela ne ferait que conforter les Boucistes dans le Top 8.
Et en éloigner Montpellier.
Raphael NAPPEY
LM/130210/13H50