Plutôt que de se lamenter sur un septième tie-break perdu cette saison
samedi à Cannes, le BOUC préfère analyser l'ensemble de ses trois
derniers matches. Avec sept points pris, cela se défend.
À ce rythme-là, les Beauvaisiens nourriront vraiment un complexe
d'infériorité s'ils doivent, plus tard dans la saison, jouer leur
survie dans un tie-break. Car samedi à Cannes, ils ont concédé une
septième défaite en sept matches disputés en cinq manches. Soit un taux
d'échec de 100 % inédit cette saison en championnat. D'autant plus
rageant que contrairement au match aller, où ils avaient été menés 2-0,
ils sont cette fois passés près d'une victoire en trois manches.
Mais après avoir pris sept points sur neuf possibles lors du redoutable
triptyque Tourcoing - Paris - Cannes, le fait de seulement prononcer le
mot "tie-break" agace Gabriel Denys. « On ne s'est pas dit à 2-0 qu'on allait jouer un tie-break pour savoir si nous allions enfin en gagner un ! coupait ainsi l'entraîneur beauvaisien. Si
on nous avait dit qu'on prendrait sept points en huit jours, j'aurais
signé tout de suite. Plus que le tie-break perdu, je préfère parler
d'un point de gagné. »
Certes, puisque ce point, ajouté aux six autres glanés lors des manches
décisives perdues, permet à Beauvais de pointer dans les huit premiers
avec moins de victoires que certains rivaux. Mais il n'empêche que le
BOUC se cherche toujours dans cet exercice particulier.
L'agacement de Pinheiro
« On n'a jamais bien commencé les tie-breaks, observe le jeune Florian Lacassie, entré en jeu à plusieurs reprises samedi soir. Là, on a été menés 3-0. Dans un set normal, on arrive à revenir mais dans un tie-break, c'est trop court. »
À la décharge des Beauvaisiens, Cannes n'aurait peut-être jamais dû
revenir de la sorte : avant le cinquième set, le tournant du match se
situe peut-être dans le troisième, avec le carton jaune infligé à Nuno
Pinheiro et le point de pénalité qui va avec (22-18). Le bouillant
passeur beauvaisien a en effet montré son agacement à l'arbitre devant
des décisions litigieuses.
« Je sais que ce n'est pas bien de dire ça, mais l'arbitrage a été contre nous, juge Lacassie. On pouvait gagner ce set et il a coupé nos chances. Cannes s'est remotivé, a joué plus propre et nous avons fait plus de fautes. »
« On s'est désunis et on a manqué de lucidité à un moment donné, confirme Gabriel Denys. Mais
c'est vrai, Cannes a mieux défendu sur des contre-attaques. Ceci dit,
il faut voir les choses par rapport à la valeur de l'adversaire. »
Et considérer ainsi le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide.
Raphael Nappey
LM/010210/09H40