Auteur d'un quasi sans-faute depuis la reprise de janvier, le BOUC est
l'équipe en forme du moment. Vainqueur à Paris mercredi, il dévoile
pour de bon son véritable potentiel.
C'est enfin parlant. Pour la première fois depuis courant novembre,
toutes les équipes comptent un nombre de matches identique. Et après 18
journées disputées, le BOUC confirme, grâce à sa belle série en cours,
qu'il pourrait être plus qu'un simple candidat aux play-offs. Sa
victoire à Paris mercredi, en match en retard de la 11e journée, ne
fait qu'en attester. Bien sûr, le champion de France traverse la plus
difficile période de son histoire avec sept revers lors des huit
derniers matches mais les Beauvaisiens ont eu le mérite de ne pas se
désunir après la perte du premier set et la blessure de Christophe
Songolo au début du deuxième.
Ce qui laissait Miloslav Javurek comme seul central et qui a précipité
la rentrée de Jannus Nommsalu sur un poste qui n'est pas le sien.
« J'avais déjà joué au centre en juniors mais cela remonte à loin, soulignait le réceptionneur-attaquant estonien à peine remis d'une élongation à la cuisse. Je ne suis plus habitué à cette position par rapport au passeur ! Mais il fallait bien aider l'équipe. »
Déjà privé de Juricic, victime d'une entorse à la cheville contre Tours il y a dix jours, Gabriel Denys avouait néanmoins avoir « plus ou moins prévu le coup » : «
On redoute toujours une blessure ou une méforme. J'avais demandé à
Jannus de s'y préparer. Il a fait ses points en attaques et a amené son
service. »
Dès demain à Cannes
La force des Beauvaisiens mercredi a en effet été de bien gérer les
fins de sets et de s'appuyer sur ses points forts : à défaut d'être
très présents au contre, ils ont ainsi été solides défensivement, et
efficaces en attaque avec un Bartik de plus en plus incontournable.
Bref, un ensemble de choses qui ne s'étaient pas toujours mises en
place avec succès lors de la première moitié de saison. « On a passé un cap, juge Denys. On met plus de rythme et on défend plus qu'en début de saison. Et on garde la tête froide dans les fins de sets. »
Avec pour conséquence directe, une place qui semble se consolider dans le Top 8. « On a de bonnes chances de faire les play-offs, avance Nommsalu. Mais
malgré notre bonne série, nous n'y sommes pas encore. Il reste douze
journées. On a aussi des ambitions en quart de finale de Coupe de
France contre Montpellier (ndlr, le 16 mars) ».
Plein d'appétit, maintenant qu'il se nourrit de victoires probantes, le
BOUC enchaîne dès demain avec un difficile déplacement à Cannes. En
confiance et sans pression.
Raphael NAPPEY
LM/290110/10H45