Après Tourcoing vendredi, Beauvais s'est de nouvau imposé 3-1 hier
contre un des ténors du championnat. Dans sa salle, Paris n'a rien pu
faire pour freiner la marche en avant du BOUC.
Et trois points de plus qui font douze sur quinze possibles. Beauvais a
poursuivi son beau début d'année en allant gagner à paris son match en
retard, reporté début décembre pour cause de grippe A dans l'effectif
picard. Et s'il l'a fait devant des Parisiens en perte de vitesse, il
l'a aussi fait dans l'adversité. Car, déjà privé de Juricic (entorse),
l'effectif beauvaisien a dû composer sans Christophe Songolo, touché au
pied dans le deuxième set alors que le Paris Volley avait remporté le
premier acte.
La première manche avait effet laissé entrevoir des difficultés en
réception pour les Beauvaisiens. Et sans une base solide sur laquelle
s'appuyer, ils avaient tout le temps couru après le score. La poursuite
était même partie de très loin (12-7) pour finalement échouer de peu,
non sans avoir sauvé quatre balles de set (27-25).
Mieux en place, prenant plus de risques au service à l'image
d'Everaldo, le BOUC prenait le match à son compte en début de deuxième
manche (2-4). Jusqu'à cet incident qui mettait Songolo sur la touche.
Soigné sur le banc, l'ex-Poitevin faisait vite signe que sa cheville
n'était pas en état de reprendre.
Le "calvaire" Bartik
Revenant lui-même de blessure, Nommsalu le remplaçait au centre et
après un petit moment de flottement, le BOUC reprenait heureusement des
couleurs. Avec Bartik et Everaldo, il maintenait une avance de trois
points (10-13, 18-21). Un ace de Pinheiro mettait le BOUC en position
idéale et c'est Bartik qui concluait le set (22-25).
Face à des champions de France en plein doute, c'était peut-être le
tournant du match. Car après la pause, les Boucistes ne relâchaient pas
leur étreinte : en s'appuyant toujours sur Bartik, dont les diagonales
faisaient vivre un calvaire à la défense parisienne, ils maîtrisaient
leur sujet (7-12). Le Paris Volley ne réagissait que par intermittence
mais revenait pourtant à -2 (20-22).
Beauvais devait alors s'employer en défense, avec notamment Marquinho
et... Bartik, pour faire durer les points et pousser son adversaire à
la faute (21-25).
Les Beauvaisiens étaient alors à un petit set de prendre trois points à
Paris et de poursuivre ainsi leur belle moisson débutée en 2010. La
quatrième manche était toutfois la plus équilibrée du match. Avec
Gromadowski, Paris prenait les devants d'une courte tête (10-8) et le
BOUC n'égalisait qu'à 15-15. Javurek, seul central de formation rescapé
de l'équipe, et Brtik, en un contre un sur Smrcka, faisaient le break
dans le money-time où excelle habituellement le Paris Volley (18-20).
Mais pour cette fois, c'est bien le roi de France qui mettait un genou à terre (22-25).
LM/280110/17H25