Mal engagé, avec deux blessés et un premier set catastrophique, le BOUC a su se sortir d'un mauvais pas hier en gagnant à Avignon (1-3). La rentrée de Grégory Patin y a largement contribué. Gagner chez le dernier quand on prétend à une place européenne est dans la logique des choses. Beauvais a pourtant dû faire preuve de caractère hier après-midi pour s'imposer à Avignon.
Car outre l'absence de Florian Kilama, touché au talon le 22 décembre contre
Sète et dont la durée d'indisponibilité reste à affiner, le BOUC s'est retrouvé
privé de Jaanus Nommsalu dans la matinée à cause d'une élongation à la cuisse
contractée lors du traditionnel décrassage d'avant-match.
De méfiant, Gabriel Denys avait donc de bonnes raisons de devenir carrément
inquiet. Et les craintes de l'entraîneur bouciste allaient vite se confirmer
dans la première manche. Secoués au service (4 aces encaissés contre cinq mises
en jeu ratées), malmenés en réception et imprécis en attaque, les Beauvaisiens
encaissaient un cinglant 25-16 sur le parquet de la lanterne rouge.
Et impossible de s'en remettre à Pavel Bartik car le pointu, habituel sauveur
du BOUC, manquait d'efficacité en raison, en partie, des réceptions hésitantes
de ses équipiers et de la surveillance dont il faisait l'objet de la part
d'Avignon.
« La première manche a été dure pour tout le monde,
confiait-il. Je n'étais pas bien pendant un set et demi, peut-être aussi
parce que n'avons pas l'habitude de jouer à 15 heures. »
Une base plus stable
Une fois lancé, le meilleur marquer du championnat a cependant retrouvé tout
son rendement. Mais il le doit certainement à la rentrée en deuxième manche de
Grégory Patin. Car appelé à suppléer un Everaldo en panne de confiance, ce
dernier a probablement changé la face du match en cours de deuxième set. Libero
de formation, Patin a non seulement consolidé la réception bouciste mais a
apporté sa contribution à l'attaque et surtout au contre.
Avec une base plus stable, Pinheiro pouvait varier le jeu sur Songolo, Bartik
et Lacassie dans de meilleures conditions et le BOUC remontait la pente.
Malgré un sursaut vauclusien dans la quatrième manche (12-9), Beauvais ne
laissait plus rien filer. Songolo remettait de l'ordre puis Javurek et Bartik
mettaient fin de manière heureuse à ce qui aurait pu être une après-midi de
cauchemar pour le BOUC.
« Lors des deux derniers matches, Avignon
n'a perdu que 3-2 contre Sète et Poitiers, rappelait Denys. On savait
donc qu'ils étaient durs à jouer en ce moment. Il nous a vraiment fallu être
bons. »
Et pour la première fois de la saison, le BOUC a gagné un match en concédant
un set.
Le Courrier Picard
LM/040110/14H30