En apparence gâtés pour la reprise avec un déplacement demain chez la lanterne rouge avignonnaise, les Beauvaisiens doivent quand même faire face à l'absence de Kilama. Et à leur inconstance. Quatre petites journées de coupure et le BOUC s'est remis au travail pour tenter d'effacer sa défaite contre Sète, lors de la dernière journée du 22 décembre (1-3). Ce qui ne sera peut-être pas si facile même si la reprise a lieu demain à Avignon, sur le parquet du dernier de la classe.
Mini- break
Sur la brèche depuis mi-août, les Beauvaisiens ont bénéficié de quatre
jours de repos. Un petit break bienvenu tant physiquement que
moralement. Certains, tels Nuno Pinheiro, qui a passé Noël en famille
près de Porto et Marquinho, qui a profité de la liaison Beauvais -
Barcelone pour découvrir la capitale catalane, ont pu penser à autre
chose après la défaite concédée contre Sète avant Noël.
« Maintenant, on doit vite se replonger dans la saison, prévient Gabriel Denys. Il
reste le dernier match aller à Avignon et toute la phase retour. On va
devoir être plus efficaces parce qu'il nous manque des points qu'il
faut maintenant aller chercher. »
Avignon s'est repris
Semblant promis à une redescente immédiate en Ligue B il y a encore un
mois, le promu vauclusien pourrait constituer la victime idéale. Mais
il a retrouvé des couleurs et reste notamment sur deux défaites au
tie-break, contre Sète puis à Poitiers. Ce qui fait dire à un Gabriel
Denys toujours aussi prudent que ce ne sera pas un « petit match. »
« Avignon est dernier mais il y a toujours un mais, observe l'entraîneur beauvaisien. En
menant 14-10 au tie-break à Poitiers, ils ont même eu la victoire en
main. Ils sont en tout cas revenus sur les équipes qui les précèdent et
on sait ce qui nous attend dans une situation inédite. »
Sans Kilama
Cette nouveauté, dont les Beauvaisiens se seraient bien passés, c'est
l'absence de leur capitaine Florian Kilama. Touché au pied contre Sète,
le réceptionneur-attaquant n'est pas apte à reprendre du service. Après
des radios qui ont révélé deux petits arrachements osseux, il doit
passer une IRM lundi pour en savoir plus sur la durée de son absence.
Le BOUC, qui n'a encore jamais gagné un match en perdant un set, va donc devoir gérer le forfait de leur stabilisateur : «
Il va falloir s'adapter pour un ou plusieurs matches. Aux autres d'être
à la hauteur. On verra au jour le jour en fonction de l'évolution de sa
blessure. »
Dans l'immédiat, c'est Avignon.
RAPHAEL NAPPEY - Le Courier Picard - 02/01/2010
LM/020110/10H10