Un an après la grosse désillusion vécue contre Montpellier, revoici les Poitevins en demi-finales. L'apport du banc a été déterminant.
Olivier Lecat (entraîneur de Poitiers) : « Quand j'ai vu que
Bartik manquerait à l'appel, j'ai tout de suite dit à Dada (Pomarède)
que je n'aimais pas du tout ce genre de situation. Tout ce qu'on avait
mis en place s'est trouvé subitement modifié. Pour moi, c'est le pire
piège. Ça s'est vérifié car on l'a vraiment échappé belle. Il a fallu
puiser au fond de nos ressources et que j'ai le cran de lancer la classe
biberon. Certains ont intérêt à méditer leur manque de stabilité. Alpha
a apporté au block des solutions qui nous manquaient. En l'espace de
peu de temps, on aura réussi à hisser deux jeunes mecs au niveau de la
Ligue A. Lorsqu'on a égalisé à deux sets partout, je n'ai pas songé un
seul instant à remettre les habituels titulaires sur le terrain. Je
savais ce que je faisais. Nous voici en demi-finale, c'est le début de
l'aventure. »
Gabriel Denys (entraîneur de Beauvais) : «
Comme à l'aller, le match s'est joué sur des détails. L'absence de
Bartik a évidemment pesé même si on a su trouver des solutions. On n'a
pas démérité. Hélas, on n'a pas su mettre les ballons qu'il fallait par
terre. Poitiers a été plus régulier. »
Marc Zopie (central de
Poitiers) : « On a vécu une soirée complètement folle. Pour ma part,
j'ai essayé d'apporter de la joie et du dynamisme. Ensuite, il fallait
respecter les consignes. »
Stéphane Alpha (pointu et central de
Poitiers) : « Honnêtement, je n'ai pas eu le sentiment de faire
grand chose. J'ai fait mon boulot au block. Je ne suis pas surpris de
notre remontée car nous avons les qualités pour signer de grosses
performances. » Sébastien Frangolacci (r/a de Poitiers) : «
L'absence de Bartik a complètement chamboulé les données de ce match.
Mais on était également certains que les Beauvaisiens ne lâcheraient
rien. On est pourtant bien parti mais on a ensuite eu un petit
relâchement. Dès lors, tout est devenu plus compliqué. Le BOUC a été
très fort en défense. Nous, on a peiné. Il y a des choses à revoir avant
de s'attaquer à Tours. Ces demi-finales promettent deux beaux matchs
dans deux belles salles. Il va y avoir du spectacle. »
Oliver
Kieffer (central de Poitiers) : « Cette victoire montre qu'une
équipe de volley a besoin de solutions de remplacement quand les choses
ne se passent pas comme prévu. Les jeunes ont apporté de la fraîcheur
mais pas que cela. Avec eux, on a retrouvé du calme et de la sérénité.
Paradoxalement, l'absence de Bartik a permis à Pinheiro de plus varier
son jeu. »
Propos recueillis par Henri Brisso LM/19042010/11H30 |