Sans Bartik, malade, le BOUC a quitté la scène samedi sur une défaite en
cinq sets contre Poitiers. Nul ne sait si, avec son attaquant vedette,
Beauvais aurait pu prolonger la série.
Cela restera comme l'un des moments forts de la saison. Peut-être tout
simplement parce qu'il s'agissait du dernier.
Samedi, les Beauvaisiens ont tout donné pour tenter d'arracher une
rencontre d'appui, demain à Poitiers. Las, malgré leur combativité,
l'absence de Pavel Bartik, frappé par de grosses fièvres dans la nuit
précédant le match, a sans aucun doute faussé les cartes. Comme en quart
de finale de Coupe de France, un mois plus tôt. Lors de ce rendez-vous
déjà éliminatoire face à Montpellier, le BOUC avait évolué sans son
attaquant de pointe blessé à la cheville, et s'était incliné 1-3.
Samedi, les joueurs de Gabriel Denys ont pourtant livré une belle
prestation. Appliqués, concentrés sur le travail défensif et se battant
sur la plupart des ballons. Un peu comme si chacun avait tenu à
compenser en partie l'absence de leur incontournable marqueur.
Ainsi, Florian Lacassie, appelé à le remplacer en pointe ne s'est pas
senti livré à lui-même. « J'ai essayé de faire le travail, confiait
le jeune aspirant auteur de 24 points. On a un bon groupe, solide
sur ses bases. Quand on défendait des ballons, c'était l'œuvre de toute
l'équipe. On savait que ce pouvait être notre dernier match ensemble et
on voulait profiter de ces derniers moments. »
Pas de
victoire contre les quatre premiers
Et personne ne saura jamais si, avec Bartik sur le terrain, l'aventure
se serait prolongée au moins jusqu'à un troisième manche.
« Pavel aurait fait mieux que moi, c'est sûr, reprend Lacassie.
Ne perdre qu'au tie-break malgré son absence reste un bon résultat. »
Mais au contraire de la saison régulière, pendant laquelle le BOUC s'est
souvent rassuré avec le point de la défaite au tie-break, les play-offs
ne retiennent que les vainqueurs. Et celui de ce quart de finale, plus
serré que le score de deux victoires à zéro ne le laisse entendre, est
bel et bien Poitiers.
« On est frustrés parce qu'on ne passe pas loin, lâchait Gabriel
Denys en référence aux deux 25-23 encaissés à l'aller. Poitiers a été
plus régulier que nous et a fait moins de fautes. Je ne peux pas en
vouloir aux joueurs : ils ont tout donné. En prenant des risques, il est
normal de faire plus de fautes. Cela ne se joue pas à grand-chose. Mais
à ce niveau, la différence se fait sur des détails. »
Et même si le BOUC a globalement atteint son objectif en terminant
cinquième de la saison régulière, c'est ce genre de petit détail qui le
sépare encore des tout meilleurs de Ligue A. Car cette saison, il n'a
pas gagné une seule fois contre un des quatre premiers.
Raphael NAPPEY
LM/190410/11H30