Malgré la défaite à Poitiers, le président beauvaisien croit dur comme
fer à une victoire ce soir... et s'explique sur son refus d'avancer le
match pour en permettre la diffusion sur Sport +.
Joël Thiebaut, le BOUC a perdu 3-0 mercredi à Poitiers pour la première fois de la saison...
Tout reste possible. Les joueurs ont fait une bonne prestation là-bas.
Ils ont freiné beaucoup de ballons et bien défendu. En concrétisant 50
% de nos contre-attaques, on aurait gagné les deux premiers sets. Et je
n'oublie pas l'ace de Rouzier, à 22-22 dans la première manche. J'ai
revu les images et ce service était dehors. Le volley tient à peu de
choses. Là, c'est une décision défavorable. En gagnant ce set, le match
aurait peut-être été différent.
Chacun a beau répéter que la pression du résultat est sur Poitiers,
c'est pourtant le BOUC qui se retrouve dos au mur. Et si l'objectif de
la cinquième place est atteint, la qualification européenne n'est pas
assurée...
Chaque joueur reste mobilisé. Les seules primes d'objectifs versées aux
joueurs sont celle d'une qualification en Coupe d'Europe. Il y a donc
pour eux un enjeu financier. Ils n'ont pas encore préparé leurs valises
!
Ce qui n'empêche pas que les joueurs et le club pensent déjà à la saison prochaine...
On pense toujours à l'année suivante. Malheureusement, les
tractations commencent dès la mi-saison. Il faut faire avec. On a bien
sûr des vues sur certains joueurs mais il est encore trop tôt pour en
parler.
Votre passeur Nuno Pinheiro a déjà annoncé son départ. Qu'en pensez-vous ?
Il a peut-être voulu se libérer l'esprit pour se concentrer
pleinement sur la fin de son contrat actuel. De notre côté, on lui
cherche un successeur.
Le match de ce soir aurait pu être diffusé sur Sport +. Qu'est-ce qui vous a poussé à refuser cette retransmission ?
Sport + nous a annoncé lundi que notre match était a priori retenu.
Mais à la condition de jouer à 16 h 30 parce qu'il y a du basket à 20
heures ! Nous ne sommes pas là pour nous mettre à genoux devant la
télé. On aurait accepté de jouer à 19 h 30 ou 20 h 30. On ne change pas
tout quelques jours avant. C'est une question de crédibilité !
Alors que le volley peine à se faire médiatiser, ne craignez-vous pas que cette position soit critiquée ?
La médiatisation du volley, c'est l'objectif de la Ligue Nationale.
C'est elle qui a le contrat avec Sport +. À elle de faire en sorte que
les matches ne soient pas déprogrammés au dernier moment ! De notre
côté, on ne se voyait pas modifier nos affiches, contacter tous nos
partenaires et spectateurs. Cela aurait été ridicule. On préfère jouer
à 20 heures dans une salle pleine plutôt qu'à 16 h 30 devant 300
personnes.
Propos recueillis par RAPHAEL NAPPEY
LM/170410/09H30