Olivier Lecat croit dur comme fer en son équipe,
mais il se méfie comme de la peste de Beauvais et de son insaisissable
attaquant de pointe Pavel Bartik. Le Stade Poitevin a finalement terminé la première phase à la
quatrième place. Regrettez-vous de n'avoir pas réussi à aller chercher
Cannes ?« En tout cas, je n'ai pas été surpris de la victoire de
Cannes devant Paris qui n'avait pas démontré lors de ses dernières
sorties qu'elle avait le niveau nécessaire pour prendre les trois
points. On est dans le tableau de Tours mais avant, c'est Beauvais qui
accapare toute mon attention. »
N'abordez-vous pas ce quart de finale
avec une certaine appréhension avec en tête ce qui s'était passé il y a
un an contre Montpellier ?
« Le passé n'a pour moi aucun intérêt. On
s'est raté comme on peut encore se rater contre Beauvais. Pour réussir
ses play-off, il faut des guerriers et une grosse osmose collective. Au
regard de notre parcours cette saison, on est plutôt bien loti sur ces
plans-là. »
Comment vous êtes-vous préparés ?
« Il n'y a pas de
préparation spécifique play-off. Pour la bonne raison que nous n'en
avons pas le temps. On est dans la continuité de la saison régulière.
Mais je n'imagine pas un seul instant que des joueurs puissent aborder
ce quart de finale sans avoir la rage au ventre. »
Vous avez battu
Beauvais à deux reprises cette saison. Est-ce un motif d'encouragement ?
«
Les compteurs sont remis à zéro. Pour battre Beauvais, on a toujours dû
batailler mais c'est vrai qu'on a trouvé les clefs sur la durée. De là à
prétendre que cette équipe nous convient, sûrement pas. Je ne
fonctionne pas ainsi. »
La force de Beauvais se résume-t-elle à son
pointu Bartik ?
« Quand on pense à Beauvais, on pense à Bartik. Et ce
n'est pas réducteur. C'est le point fort de cette équipe. Il est le
meilleur marqueur du championnat, complet et adore les moments chauds.
Mais Beauvais c'est aussi un bel équilibre en réception et un passeur
qui voit parfaitement le jeu. Je rappelle que les Beauvaisiens sont des
outsiders en puissance depuis le début de saison. La participation aux
play-off ne constitue pas pour eux une fin en soi. »
Quelles armes
allez-vous leur opposer ?
« De même que nous l'avions été à Cannes et
même contre Tours, nous devrons être performants sur les bases,
c'est-à-dire au service et en réception. Mais il faudra aussi être
capables de peser offensivement. »
A quel scénario peut-on s'attendre
?
« Physiquement, nous sommes mieux qu'il y a un mois. Nous restons
également sur plusieurs gros matchs. Si l'on parvient à garder le même
cap, on peut s'offrir un très beau parcours. C'est maintenant que l'on
va inscrire notre nom quelque part au palmarès de la saison. On est
entré dans la période décisive. Il faut aller au charbon. »
Propos recueillis par Henri Brisso
LM/130410/10H00