Laborieux face à à une équipe avignonnaise très limitée, le BOUC s'est
imposé 3-1 et affrontera Poitiers à partir de mercredi en play-offs. Un
adversaire et un enjeu d'un tout autre calibre.
Finalement, rien n'a changé. Au terme d'une dernière journée sans
grosse surprise, les quarts de finale sont ceux qui se profilaient
depuis mardi.
Pour le BOUC, en balance entre un match aller mercredi du côté du
Futuroscope ou de la Croisette, ce sera donc bien Poitiers. Pour
assurer sa cinquième place, il lui fallait avant cela mettre à la
raison une équipe d'Avignon d'ores et déjà promise à un retour en Ligue
B.
Les Beauvaisiens l'ont fait mais la soirée d'hier ne restera pas
forcément dans les annales de l'Elispace. Plus que la conclusion d'un
marathon de 30 journées, ce dernier match de la saison régulière a
souvent ressemblé à une rencontre de préparation, comme les équipes en
cours de rodage en disputent à la fin de l'été. Avec Marquinho de
retour au poste de libero, peut-être une conséquence de la prestation
moyenne de Grégory Patin mardi à Sète, les joueurs de Gabriel Denys
commençaient sur un faux rythme... tout comme des Vauclusiens à présent
sans aucune pression.
Bartik a mal au dos
Malgré l'écart de potentiel entre les deux équipes, ce n'est donc qu'à
mi-set que Beauvais commençait à se détacher avec une bonne série de
Pinheiro au service (12-11 puis 17-11). Malgré quelques petites bévues
qu'il ne faudra pas reproduire mercredi dans la Vienne puis samedi à
domicile, le BOUC conservait son avance et faisait donc un pas vers la
cinquième place définitive (25-20).
Et pendant qu'à l'autre bout de la France, Cannes menait 2-0 contre
Paris, confortant ainsi sa troisième place et augmentant du même coup
les chances pour le BOUC de rencontrer Poitiers, les Beauvaisiens
tardaient à passer la vitesse supérieure dans le deuxième acte. Ils le
faisaient encore à mi-manche (16-11) mais devaient attendre leur
quatrième balle de set, transformée par Bartik, pour conclure (25-23).
Cette difficulté à faire le break n'était d'ailleurs pas qu'un
avertissement. Car contre toute attente, Avignon parvenait à prolonger
la soirée en s'adjugeant la manche suivante avec la complicité de
Beauvaisiens bien peu tranchants (22-25).
Ceux-ci avaient heureusement la bonne idée de ne pas faire durer le
maigre suspense plus longtemps. Faisant preuve de plus d'entrain,
malgré un Bartik qui souffrait du dos depuis quelques jours, ils en
terminaient enfin de manière plus confortable (25-19). Pas sûr,
cependant que le but visé par Beauvais, faire le plein de confiance
avant Poitiers, a complètement été atteint.
Raphael NAPPEY
LM/110410/11H30