Avant le dernier match de la saison régulière contre Avignon, le BOUC a
la quasi-certitude de retrouver en quart de finale, dès mercredi,
Poitiers ou Cannes. Où il lui faudra arriver lancé.
Dans quatre jours, les Beauvaisiens commenceront leur quart de finale
par un déplacement chez un adversaire mieux classé qu'eux. Mais lequel
?
L'option Sète étant quasiment exclue, restent Cannes, actuel
troisième, et Poitiers, actuel quatrième. La dernière journée, ce soir,
va décider du tableau des quarts de finale. Un succès contre Avignon,
d'ores et déjà condamné à retourner en Ligue B, et le BOUC sera assuré
de conserver la cinquième place, synonyme de duel contre le quatrième.
Face à des Vauclusiens probablement démobilisés, cela ne devrait pas
poser trop de problèmes. « C'est souvent un match piège, tempère pourtant Gabriel Denys. Avignon
n'a plus rien à espérer et peut jouer libéré. Rencontrer une équipe
dans cette situation est à double tranchant et je préfère m'attendre au
pire en me disant que ce ne sera pas facile. »
Une analyse que partage en partie Florian Kilama : le capitaine bouciste concède ainsi que « ce sera un drôle de match » et qu'Avignon est capable « de tout donner pour s'éclater une dernière fois ou de laisser tomber. »
« Normalement, ça doit passer, conclut-il. Ça dépend plus d'eux que de nous, qui avons besoin de nous remettre dedans avant les play-offs. »
Cannes a les clés
Et comme Poitiers, en théorie pas trop en danger ce soir contre
Ajaccio, a également de grandes chances de s'imposer, c'est finalement
Cannes qui détient davantage les clés du tableau final : en cas de
défaite cannoise, c'est vers la Croisette que le BOUC devrait se
diriger mercredi. Pour Gabriel Denys, l'adversaire en quart de finale
importe finalement assez peu en apparence. « On doit surtout penser à bien jouer contre Avignon, rappelle l'entraîneur beauvaisien. Pour
aborder les play-offs en confiance et avec la cinquième place. Celle-ci
était un objectif du début de saison, et elle nous permettrait, quels
que soient les résultats, d'éviter Tours et Sète en quart de finale. »
Pourtant, Poitiers comme Cannes ont en commun d'avoir battu à deux reprises Beauvais cette saison. À chaque fois au tie-break.
« Personnellement, je préférerais Cannes, s'avance l'ex-Poitevin Florian Kilama. On
sait plus à quoi s'attendre car les Cannois jouent de la même manière
depuis le début de saison. Poitiers a une équipe où tous les titulaires
sont internationaux mais a été moins prévisible. On partirait plus à
l'aventure. »
Après la réception d'Avignon ce soir, c'est de toute façon une nouvelle
aventure qui va commencer pour le BOUC. Celle des play-offs.
Raphael Nappey
LM/100410/9H45