Privé de son libéro
Rowlandson et voulant reposer Ragondet, Patrick Duflos a aligné hier
soir une équipe inédite avec les titularisations de Barais et Puig. Une
équipe B ? Pas du tout. Il n'y a qu'à demander aux joueurs de Beauvais
ce qu'ils en pensent...Des visiteurs qui, contrairement aux Sétois,
jouaient encore quelque chose hier soir puisqu'une victoire leur aurait
permis de croire encore à la quatrième place au moment d'attaquer,
samedi, la dernière journée de la phase régulière. Mais l'Arago version
2010 ne se résume pas qu'à six joueurs.
On aurait pourtant pu le redouter à la vue du
premier set. Pas vraiment conquérants, les Sétois restaient au contact
et viraient même à 19-17 grâce notamment à la bonne production défensive
de Simovski. Mais la suite était marquée par une domination de Bartik
et Kilama, à laquelle s'ajoutaient quelques fautes directes locales. Un
set qui s'achevait avec une attaque de Barais repoussée par Songolo,
certainement le meilleur beauvaisien hier soir (22-25) .
Pas
d'objectif précis, une rotation qui ne s'avérait guère concluante et un
adversaire aux dents longues : le contexte paraissait plutôt difficile.
Mais poussés par leur public, les Héraultais allaient totalement virer
de bord. Puig, malgré son poste de libéro, se payait le luxe d'inscrire
un point sur une défense héroïque (6-3), Geiler prenait les commandes à
l'attaque et Vesely s'occupait du cas Kilama (18-13) avant de pousser
deux fois Lacassie à la faute en réception (20-13). L'écat était fait et
Pinheiro mettait un terme à ses propres souffrances en servant dehors
(25-18) .
Une claque qui allait visiblement laisser des traces. Avec
déjà quatre attaques de Simovski, Sète démarrait la troisième manche en
trombe (7-3). Le pointu macédonien livrait un véritable festival
(16-10) et Barais s'y mettait également (19-11). Le match tournait à la
correction, Toniutti et Vesely se permettant même des petites fantaisies
au centre (21-13). Un set qui s'achevait sur un service manqué de
Bartik, comme un symbole (25-18) .
Beauvais perdait alors complètement
les pédales. De 13-12, les Sétois s'envolaient à 25-15 grâce notamment à
un Vesely des grands soirs qui achevait son oeuvre par un ace...
Les Sétois pouvaient alors entamer leur traditionnel tour d'honneur,
tandis que les supporteurs effectuaient le décompte des victoires
consécutives. Treize, il paraît que ça porte bonheur...
LM/070410/10H55
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